Voici une petite présention de l'équipe.
Créateurs du jeu et passionnés en diables, les Anglais bénéficient d'une place de choix dans le concert international, alors que leur palmarès n'affiche qu'une seule Coupe du Monde de la FIFA remportée à domicile en 1966. Si leur histoire footballistique n'a pas toujours été un long fleuve tranquille, les Anglais n'en demeurent pas moins une équipe talentueuse et obstinée, capable de battre n'importe qui sur un seul match.
Si le bien-fondé de la place de l'Angleterre dans l'élite du ballon rond mondial fait souvent l'objet de longues discussions entre les supporters anglais, l'instauration de la Premier League anglaise a contribué à créer un tremplin de choix pour tous ses joueurs. Forte de talents comme Rio Ferdinand, Michael Owen, David Beckham, Wayne Rooney et d'autres qui vont bientôt éclore, l'Angleterre pourrait ne pas trop souffrir pour décrocher son billet pour Allemagne 2006.
Pour ne pas changer, les Sujets de sa Majesté ont connu des éliminatoires pour Corée/Japon 2002 pour le moins tourmentées, l'inquiétude cédant en tout dernier lieu à un plein bonheur. Défaits 1-0 d'entrée par l'Allemagne, rival séculaire, les Anglais ont offert un bien triste épilogue au vieux stade de Wembley, qui vivait sa dernière heure et demie de football avant sa démolition (et sa reconstruction). Au retour, une mémorable déculottée 5-1 infligée à la Mannschaft dans le stade Olympique de Munich a permis aux Insulaires de finir en tête de la poule et de rêver de sacre mondial. Mais la qualification n'étant pas encore complètement acquise, il a fallu attendre un coup franc de Beckham à la 93e minute du match face à la Grèce pour composter le billet pour l'Asie.
Le schéma en dents de scie s'est reproduit en Coupe du Monde de la FIFA. Après une victoire au forceps face à l'Argentine, Seaman a encaissé en quarts le fameux coup franc de Ronaldinho, synonyme d'élimination.
Le Suédois Sven Goran Eriksson a aidé l'équipe nationale à acquérir une certaine maturité, mais l'Euro 2004 a fait replonger les Sujets de sa Majesté dans leurs travers. Les solides prestations proposées et l'éclosion du jeune prodige Rooney ont été assombries par les deux coups de poignard de Zinédine Zidane au premier tour et par la défaite aux tirs au but (encore une !) contre le Portugal en quarts de finale.
Beckham et compagnie auront sûrement à coeur de prouver au monde entier qu'ils sont capables de vaincre le signe indien quand commenceront les choses sérieuses à Allemagne 2006.
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